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Le défi
Les accidents
cardiovasculaires sont la cause principale de l'incapacité
neurologique chez l'adulte en Ontario. Jusqu'à 87%
de survivants d'accidents cardiovasculaires font face à
une forme d'incapacité neurologique qui limite leurs
activités quotidiennes.
Suite
à leur traitement, les survivants d'accidents cardiovasculaires
sont congédiés avec peu d'appui. Ceci exige
beaucoup d'effort pour le survivant et l'intervenant. Pour
aider à soulager le fardeau sur ses derniers, le Ontario
Self-Help Network (OSHNET) a reçu des subventions pour
développer des groupes d'entraide pour les survivants
et leurs intervenants de santé tout en faisant face
aux défis de la vie quotidienne. Le projet est axé
sur les communautés du nord et rurales où les
ressources et les services sont particulièrement limités.
Les
mesures prises
Pendant
la première étape du projet, un livret intitulé
"Self-Help Groups for Stroke Victims" a été
produit dans un format facile à lire. Le livret fournit
des suggestions afin de surmonter les défis relevés
par les survivants d'accidents cardiovasculaires aussi bien
que l'information nécessaire pour la formation de groupes
d'entraide.
Un conseiller
embauché lors de la deuxième étape du
projet soutient trois groupes d'entraide et établit
trois nouveaux groupes inspirés des livrets et des
ressources supplémentaires.
Le type
d'appui fournit aux groupes incluait:
rencontrer
des survivants d'accidents cardiovasculaires et le personnel
de service de soutien communautaire afin de planifier l'établissement
d'un nouveau groupe ou d'identifier les endroits où
les groupes existants ont besoin d'aide;
établir
une liste de courriels permettant aux participants de communiquer
leurs pensées;
fournir la formation,
la consultation et l'appui aux groupes selon leurs besoins;
offrir des subventions
aux personnel des services de soutien communautaire afin
qu'ils puissent participer à des sessions de formation
sur les groupes d'entraide; et
distribution
de l'information sur l'aphasie.
L'approche
adoptée optimisait les ressources limitées tout
en bâtissant sur les forces et les capacités
des survivants et des intervenants. La rétroaction
(feedback) des participants du groupe était positive;
ils ont estimé que les groupes étaient les moyens
efficaces de soutien qui leur ont permis de réaliser
qu'ils n'étaient pas seuls à vivre avec les
défis d'accidents cardiovasculaires dans la communauté.
Implications
pour la pratique
Le processus
d'établir des groupes d'entraide pour des survivants
d'accidents cardiovasculaires et leurs intervenants a fait
ressortir un certain nombre de réflexions communes
aux groupes d'entraide.
Malgré
que les groupes d'entraide soient menés par et pour
les membres du groupe (au lieu de groupes facilités
par un agent professionnel), un facilitateur ou un conseiller
externe est souvent utile lors de l'établissement d'un
nouveau groupe.
Chaque groupe d'entraide est unique, conséquemment,
l'appui fourni aux groupes d'entraide doit être flexible
face à la diversité des besoins et des expériences
du groupe.
La majorité
du " travail requis " a lieu au début; un
appui minimal est requise afin de soutenir les groupes au
delà de cette phase.
Des liens entre des groupes d'entraide à de plus grandes
agences telles que des agences de santé communautaire
(Centre de santé, Bureau de santé publique,
etc.) sont importants afin de maintenir un groupe à
long terme.
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